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Apprentissage du métier de coiffeur : déroulement, obligations et examen

Apprentissage du métier de coiffeur : années de formation, carnet de suivi, rémunération et l'examen final en deux parties expliqués.

L’apprentissage du métier de coiffeur réussit rarement par hasard. Connaître dès le départ la structure, les obligations et le déroulement de l’examen permet d’éviter de mauvaises surprises tout en formant de façon plus fiable.

Cet article complète les articles Recrutement dans le salon de coiffure et Fidélisation du personnel dans le salon. Tous deux se concentrent sur la recherche et la fidélisation du personnel. Ici, c’est la formation elle-même qui est au centre de l’attention, c’est-à-dire tout ce qui se passe entre la signature du contrat et l’examen final.

Apprentissage du métier de coiffeur : les trois années de formation en un coup d'œil, avec les parties 1 et 2 de l'examen final
Des bases en première année jusqu’à l’examen final complet en troisième année.

Pourquoi l’apprentissage du métier de coiffeur doit être bien planifié

Tout salon n’est pas automatiquement habilité à former des apprentis. Le règlement allemand sur l’aptitude des formateurs, appelé AEVO, exige à la fois une compétence professionnelle et une aptitude pédagogique de la part du formateur.

Sur le plan professionnel, une formation achevée dans le métier de coiffeur assortie d’une expérience professionnelle suffisante, ou une qualification comparable, suffit. Sur le plan pédagogique, l’AEVO exige la réussite d’un examen spécifique, passé auprès de la chambre des métiers compétente.

Qui peut former : le règlement sur l’aptitude des formateurs (AEVO)

Les personnes ayant déjà obtenu la maîtrise dans le métier de coiffeur n’ont pas besoin de passer l’examen AEVO séparément. Son contenu pédagogique fait déjà partie de l’examen de maîtrise, plus précisément de sa quatrième partie.

Le contrat d’apprentissage : les points juridiques clés en un coup d’œil

Le contrat d’apprentissage constitue la base juridique de toute formation. Il doit notamment indiquer clairement le début et la durée de la formation, la rémunération convenue ainsi que le temps de travail quotidien.

Pour les apprentis mineurs, les représentants légaux signent également le contrat. L’article Impliquer les parents dans l’apprentissage explique en détail comment associer les parents au-delà de la simple signature.

Les trois années de formation en un coup d’œil : des bases à l’examen

Formatrice coiffeuse encadrant une apprentie dans le salon
L’encadrement pratique est au cœur d’un bon apprentissage.

La formation de coiffeur ou coiffeuse dure normalement trois ans et suit le système dual. La pratique dans le salon et la théorie à l’école professionnelle se complètent tout au long de la formation.

La première année se concentre sur les bases, comme l’accueil de la clientèle, les soins capillaires et les coupes simples. Des techniques plus exigeantes s’ajoutent ensuite en deuxième année, dont les permanentes et la coloration. L’article Permanentes dans le salon en explique la chimie en détail.

Manucure, maquillage et processus d’exploitation viennent enfin compléter la troisième année. L’autonomie augmente sensiblement en parallèle, ce qui facilite la transition vers le statut de junior stylist.

Apprentissage du métier de coiffeur : l’examen final en deux parties expliqué

Depuis quelques années, le métier de coiffeur applique ce que l’on appelle l’examen de fin d’apprentissage échelonné. Il répartit la charge d’examen sur l’ensemble de la période de formation, au lieu de tout concentrer sur une seule date.

La partie 1 a lieu dès dix-huit mois et couvre les connaissances de base ainsi que les premières compétences pratiques. Son résultat compte déjà pour 25 % dans la note finale globale.

La partie 2 suit à la fin de la formation et évalue des contenus pratiques et théoriques plus complexes. Seules les deux parties réunies donnent le résultat complet de l’examen final.

Rémunération de l’apprentissage 2026 : ce que les apprentis doivent gagner au minimum

Pour les contrats d’apprentissage débutant en 2026, les chiffres actuels de l’Institut fédéral allemand pour la formation professionnelle (BIBB) fixent la rémunération minimale légale à 724 euros en première année. Elle passe à 854 euros en deuxième année, puis à 977 euros en troisième année.

Les conventions collectives peuvent prévoir des montants différents, généralement plus élevés, qui priment alors sur la rémunération minimale légale. Les salons devraient donc vérifier au préalable si une convention collective pertinente s’applique à eux.

Le carnet de suivi de la formation : une obligation, pas une option

Le carnet de suivi de la formation (Ausbildungsnachweis), couramment appelé Berichtsheft, n’est pas facultatif : il s’agit d’une obligation légale prévue par le § 13 BBiG. Les apprentis y documentent régulièrement les contenus enseignés dans l’entreprise et à l’école professionnelle.

Les formateurs doivent contrôler ce carnet chaque semaine et le confirmer par leur signature. Un carnet correctement tenu, sous forme numérique ou manuscrite, constitue une condition d’admission à l’examen final.

Check-list : garantir un bon apprentissage dans le métier de coiffeur

  • Vérifier ou compléter sa propre habilitation AEVO avant le premier contrat d’apprentissage
  • Remplir le contrat d’apprentissage de façon complète et juridiquement correcte, y compris la rémunération selon le minimum légal en vigueur
  • Structurer clairement le contenu des années de formation, en s’appuyant sur le programme cadre officiel
  • Contrôler et signer le carnet de suivi ensemble, chaque semaine
  • Préparer tôt la partie 1 de l’examen final échelonné, et non peu avant seulement

Apprentissage du métier de coiffeur : éviter les pièges classiques

Une erreur fréquente consiste à ne compléter le carnet de suivi que peu avant l’inscription à l’examen. Les lacunes deviennent alors immédiatement visibles et peuvent, dans le pire des cas, compromettre l’admission à l’examen.

Il est tout aussi risqué de sous-estimer la partie 1 de l’examen échelonné parce qu’elle ne compte que pour 25 %. Un résultat faible à cette étape pèse malgré tout sensiblement sur la note finale globale.

Conclusion : l’apprentissage du métier de coiffeur comme investissement dans l’avenir

L’apprentissage du métier de coiffeur est rentable à long terme lorsque structure et obligations sont prises au sérieux dès le départ. Organiser proprement la rémunération, l’obligation de suivi et le déroulement de l’examen pose la base de tout le reste.

Les salons souhaitant professionnaliser l’ensemble de leur stratégie de formation peuvent demander une collaboration avec TerraNova à tout moment.

Remarque

Cet article a une vocation d'information générale et ne remplace pas un conseil juridique, fiscal ou financier individuel.

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